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Tuesday 8 September 2009

Special Forces (fr)

Special Forces fut inspiré par les bombardements du Liban à l’été 2006. Après quelques présentations à l’état de work in progress, la première mondiale a eu lieu en avril 2007 à Beyrouth même, dans le cadre su festival Irtijal de musique expérimentale. Elle a ensuite été présenté au San Francisco International Film Festival, à Roulette à NewYork et au Festival international du cinéma indépendant de Buenos Aires.

La décision de faire Special Forces s’est jouée très rapidement au court d’un bref coup de fil entre Bob Ostertag et moi au mois d’aout 2006 alors que les bombardements du Liban faisaient rage. Pendant des mois, nous avions peiné sur une nouvelle pièce traitant des jeux d’ordinateur sans résultat convaincant. Quand nous avons parlé ce jour-là, nous étions tous les deux bouleversés par ce qui était en train de se passer et nous pensions qu’il était nécessaire de réagir. C’est une des beautés du projet Living Cinema que de pouvoir réagir rapidement aux événements. Nous avons donc décidé de réorienter notre projet et d’utiliser nos images et nos sons de jeux d’ordinateur pour commenter la guerre au Liban. Quelques jours plus tard, nous recevions un courriel de Beyrouth du festival Irtijal nous demandant d’aller y présenter «quelque chose» en avril 2007. L’invitation a donné à la pièce une forte focalisation. Nous étions engagés à présenter à Beyrouth la première de cette pièce…en supposant que nous pourrions nous y rendre à cette date. C’est venu d’une réaction très viscérale à ce qui se passait en particulier au fait qu’une grande partie des victimes était des enfants. Mais cette présentation à Beyrouth est rapidement apparue comme quelque chose de redoutable impliquant de sérieux problèmes d’éthique quant à ce que cela signifiait d’aller devant un auditoire libanais et présenter des images de la guerre dont ils avaient souffert. Mais nous n’avions plus le choix. Cela fait partie de l’idée de Living Cinema que de faire les choses sur le fil du rasoir.

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Home (fr.)

Comme toutes les pièces de Living Cinema, Home va trouver sa forme et son sens progressivement dans le cours de ses différentes présentations. Le projet a d’abord été présenté à l’état embryonnaire en clôture du Max EXPO à CNMAT (Center for New Music and Sound Technologies de l’Université de Berkeley), le 24 avril 2009. Cette présentation, très largement improvisée, tournait autour du problème de la crise immobilière et financière aux Etats-Unis. Nous avons alors décidé de donner une forme plus élaborée à ce projet qui est dans la suite logique de nos autres pièces, Between Science and Garbage (attaque terroriste du 9/11) Endangered Species (guerre en Irak) et Special Forces (bombardement du Liban à l’été 2006). À cette fin, nous nous sommes procuré une maison de poupée qui va servir d’arrière plan pour les animations en direct de Pierre Hébert et de cadre pour les différents automates sonores de Bob Ostertag. Nous avons également décidé d’adopter une optique moins limitée à la situation des Etats-Unis et de donner au titre Home et à l’image de la maison de poupée un sens plus métaphorique et plus large qui nous permette de nous adapter à différentes situations nationales en ce qui concerne la crise financière qui reste l’élément central de la performance. Nous allons donc renouer avec l’utilisation des journaux du jour du lieu où nous présentons la pièce, pratique qui était notre signature dans les premières années. De façon général, Home va poser la question : «Qu’arrive-t-il à la «maison» de l’humanité ?»

La performance de Perugia sera donc la première présentation de cette nouvelle pièce dans tous ses éléments.

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Special Forces (engl.)

Special Forces is Living Cinema’s last piece. It was inspired by the bombing of Lebanon at the summer of 2006. After a few presentation as a work in progress, it was premiered in Beirut in April 2007 as a part of the Irtijal festival of experimental music. Then it was presented at The San Francisco International Film Festival, at Roulette in NewYork and at The Buenos Aires International Festival of Independent Cinema.

Special Forces was decided very quickly over a short phone call between me and Bob Ostertag sometimes in August 2006 while the bombing of Lebanon was raging on. We had been working for months on a new piece centering on computer games without any convincing results and we were still trying to fight our way through it.. When we talked that day, we were both overwhelmed by what was happening and we thought we could not let this pass. It is really one of the beauties of the Living Cinema project that it allows us to react quickly to what is currently happening. So we decided to reorient our project and use our game images and sounds to comment on the war in Lebanon. Days after this decision, we received a e-mail from the Irtijal Festival in Beirut asking us to come perform «something» there in April 2007. This invitation gave a strong focus to the piece. We were committed to premiere it in Beirut during the winter… assuming that it would be possible to fly in Lebanon by then. It came from a very visceral reaction to what was happening, especially the fact that many of the victims were children. But presenting it in Beirut soon appeared to be ridden with hard ethical concerns about what it meant to go in front of a Lebanese audience and show images relating to the war they had been suffering through. But at that point we had no choice but do it.. It is part of the Living Cinema concept to do things on the razor blade.

LIVING CINEMA fr.

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Voir la liste des performances Living Cinema


vidéo de Entre la science et les ordures

vidéo de Espèces menacées

vidéo de La statue de Giordano Bruno

vidéo de Special Forces

vidéo de Living Cinema à Roulette - Special Forces.


Ce projet a d’abord commencé par un spectacle présenté à San Francisco au Yerba Buena Center for the Arts, en février 2000, sous le titre Entre ciencia y basura. Il comprenait de la musique (Bob Ostertag), de la gravure sur pellicule en direct (Pierre Hébert) et du théâtre (Baltazar Lopez). Il s’est poursuivi sous une forme plus légère, plus apte à la tournée, avec Bob Ostertag et Pierre Hébert.

La première phase du projet consista en l’écriture d’un logiciel de traitement vidéo en direct pour Pierre Hébert qui ainsi abandonna défénitivement la gravure sur pellicule en direct comme base de performance. Grâce à l’appuie de Joshua Kit Clayton, Bob Ostertag a écri ce logiciel avec la première version béta de ce qui allait quelques années plus tard devenir le populaire logiciel de traitement vidéo Jitter. Between Science and Garbage, la première pièce de Living Cinema, fut un des premiers spectacles à être présenté en public avec Jitter, cela bien avant qu’il ne fut commercialisé. Le développement de ce logiciel, tant pour s’adapter aux besoins de la performance elle-même que pour suivre l’évolution de Jitter, fut une partie importante de l’histoire de Living Cinema. Cependant, le but de ce projet ne fut jamais l’ostentation de prouesses informatiques, mais plutôt de constamment mettre en scène la confrontation entre le déploiement corporel des performeurs et l’action des machines de sorte à ce que le processus reste le plus transparent possible aux yeux des spectateurs.

Bien qu’il y ait eu quelques performances exploratoires au printemps 2001, le véritable point de départ de Between Science and Garbage et de Living Cinema fut le spectacle présenté au Walker Center for the Arts, à Minneapolis, le 20 septembre 2001, une semaine après l’attaque du World trade Center à New York. C’est à ce moment que le projet a trouvé son caractère de commentaire à vif, sur le fil du razoir, de l’état du monde. Between Science and Garbage a été présenté pendant deux ans, jusqu’au de la guerre en Irak. À ce moment, une version film de la performance a été réalisée et publiée en DVD sous étiquette Tzadik. Hébert et Ostertag ont alors enchaîné avec une nouvelle pièce Endangered Species, qui faisait référence à la poursuite de la guerre en Irak et à la réélection de Georges W. Bush à la présidence des États-Unis. Cette pièce a été présentée jusqu’à la fin de 2005. Une version film est en préparation.

Depuis 2001, il y a eu une soixantaine de présentations de Living Cinema à travers le monde (aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, en Argentine, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en Slovénie, au Liban et au Japon). Le fait qu’il s’agisse d’un travail totalement improvisé a permis de constamment adapter la performance aux événements les plus récents de l’actualité internationale. La présentation de la pièce principale a souvent été accompagné de pièces de circonstance faite à partir d’images vidéo tournées le jour même dans les villes où la performance était présentée (par exemple, La statue de Giordano Bruno qui fut présentée à Rome d'après un tournage vidéo fait l'après-midi même sur le Campo dei fiori. Visionnez la VIDÉO).

Special Forces (Note: Nous ne présentons plus Special Forces. Nous sommes en train de préparer une nouvelle pièce intitulée Home que nous allons présenter en première mondiale le 26 septembre au Festival d'art contemporain de Perugia Le Arti in Citta. Plus d'informations sur Home seront mises en lignes bientôt)

Home

Pour plus d’information au sujet de Living Cinema et des conditions de présentation d’une performance, contacter Pierre Hébert (ph@pierrehebert.com) ou Bob Ostertag (bob.ostertag@mac.com)

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LIVING CINEMA engl.

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See the list of Living Cinema performances


video of Between Science and Garbage

video of Endangered Species

video of The Statue of Giordano Bruno

video of Special Forces

video of Living Cinema at Roulette - Special Forces


This project first started by a performance presented at the San Francisco Yerba Buena Center for the Arts, in February 2000, under the title of Entre ciencia y basura. The piece involved a combination of music (Bob Ostertag), live scratched animation (Pierre Hébert) and theater (Baltazar Lopez). The project continued in a transformed lighter form more apt to touring with only Bob Ostertag and Pierre Hébert.

The fist phase of the project consisted in developing a live video processing software for Pierre Hébert who thus ended up abandoning animation engraved directly on film as a base for performance. Thanks to the support of Joshua Kiy Clayton, Bob Ostertag wrote this software with the first beta version of what was to become Jitter a few years later, the now well known video processing language. Actually, Between Science and Garbage was one of the first pieces using Jitter presented publicly, well before it could be found on the market. The Jitter patch we use kept changing in order to fit the need of the performance and also to adapt to the constant evolution of Jitter. This constant work on the software was an integral part of the evolution of Living Cinema. Nevertheless our aim never was the display of the marvels of computer work but rather the constant staging of the confrontation between the bodily actions of the performers and the processing by machines so that the process remain as transparent as possible for the viewers.

Although there were some early exploratory performances in the spring of 2001, the real beginning of Between Science and Garbage and Living Cinema was the show presented at The Walker Center for the Arts in Minneapolis on September 20 2001, one week after the attack on the World Trade Center in New York. It is at this occasion that the project found its fundamental thread as a live commentary, on the razor blade, of the world situation. We performed Between Science and Garbage during two years until the beginning of the war in Iraq. Then we made a DVD version of the piece which was published under the Tzadik label. We continued on with another piece entitled Endangered Species which referred to the ongoing war in Iraq and to the reelection of George W. Bush as president of the United States. This was performed until the end of 2005 and a DVD version is now in the process of being made.

Special Forces (note: we don't perform Special Forces anymore, we are currently preparing a new piece entitled Home which is going to be premiered at the Perugia Contemporary Art Festival Le Arti in Citta on 26/09/09. More information about Home is going to be posted soon)

Since 2001, there has been up to 60 Living Cinema performances a bit everywhere around the world (in the United States, in Canada, Mexico, Argentina, Portugal, Spain, Italy, France, the U.K., Belgium, the Nederland, Germany, Austria, Poland, Slovenia, Lebanon and Japan). The fact that it is totally improvised made it possible to constantly adapt to the most recent events in the world situation. The presentation of the main piece was often time accompanied by shorter pieces that were made after video shooting done on the same day in the very city where we were performing (for example The statue of Giordano Bruno performed in Rome after video shooting done on the Campo dei fiori. See the VIDEO).

Special Forces (note: we don't perform Special Forces anymore, we are currently preparing a new piece entitled Home which is going to be premiered at the Perugia Contemporary Art Festival Le Arti in Citta on 26/09/09. More information about Home is going to be posted soon)

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Entrevue avec Moreno Barboni

Moreno Barboni est coordinateur des événements au Festival d’art contemporain de Perugia, Le Arti in Citta.

- Quelles sont les principales innovations de Home en rapport aux spectacles précédents de Living Cinema?

Je ne suis pas sûr qu'on puisse parler de Living Cinema en terme d'«innovation». Cela ne veut évidemment pas dire que nous fassions toujours la même chose mais il est certain que l'«innovation», au sens d'«innovation technique» que ce terme prend le plus souvent aujourd'hui, n'est pas notre motivation. Depuis le début de Living Cinema en 2001, notre support informatique a énormément évolué. Nous nous sommes situés dans la constellation Max-MSP-Jitter dès le départ. En fait, nous avons été parmi les premiers à utiliser Jitter en performance, longtemps avant qu'il ne soit disponible sur le marché. À cette époque, nous avons vraiment été associés de près à un processus d'innovation. Mais par la suite, il s'agissait surtout pour nous de mieux comprendre, au fil des performances, ce que nous cherchions à faire et d'ajuster notre dispositif en conséquence, ce qui impliquait bien sûr l'évolution de nos logiciels de spectacle mais pas seulement cela.

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Wednesday 2 September 2009

Triptyque

Exercices d’animation (comme on disait jadis «exercices spirituels») sur la complexité et la densité du temps humain, sur la main et le geste, sur les traces, les marques et les signes écrits dans un ciel mythique, sur la recomposition débridée des figures dans le temps machinique. Film extrême sur une musique tout aussi extrême de Bob Ostertag. «Signes qui rossent le perroquet…» comme écrivait le poète Henri Michaux.

Animation exercises (like they use to say «spiritual exercises») about the complexity and density of human time, about the hand and the gesture, about traces, marks and signs written in a mythic sky, about the unslung recomposition of images in machine time. An extreme film with an equally extreme music by Bob Ostertag. "Signs that rock the parrot..." as the French poet Henri Michaux wrote.

Année de production (year of production) : 2009

Réalisation, production, animation et composition (direction, production, animatio and compositing) : Pierre Hébert

Musique (music) : Bob Ostertag

30 min. 13 sec.

format de production (production format) : HD 1080p30

supports de projection disponibles (available projection supports) : HD, Betacam numérique, Betacam SP



Ratio de l’image (image ratio): 16/9

première mondiale (world première) : Festival du Nouveau Cinéma, Montréal, 2009.

Visionnez un EXTRAIT.

Watch an EXTRACT.

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