Nathalie Sarraute Lieux et monuments San Francisco Toi la Mordore Chloé Tropismes Henri Meschonnic Variations sur deux photographies de Tina Modotti Muto «49 Flies» 49 Flies New York René Lussier Victoriaville UC Davis Place Carnot Beirut Karl Lemieux Duplicity Op Hop Mingan René Jodoin John Cage Herqueville Living Cinema Special Forces André Martin Seule la main... 2007 Fantômes Casa Obscura Praha-Florenc Len Lye Rodrigue Jean Home Exercices d'animation Solo la mano... Éblouissement d'Icare documentaire Photographies Buenos Aires NFB Filature 2008 Jitter L'expression instrumentale The Subway Agamben Songs and Dances from the Inanimate World Robert Marcel Lepage dessins Basmati Free Radicals Jean Detheux FNC Double négatif installation vidéo Fred Frith Triptyque Halifax Rendez-vous du cinéma québécois Pierre Juneau Max Rivière au Tonnerre improvisation Berlin gravure sur pellicule en direct Blu Festival du nouveau Cinéma O Picasso cycles décallés Georges Didi-Huberman O Picasso - tableaux d'une surexposition Le métro reloaded Perugia

Saturday 8 February 2014

Berlin - le passage du temps / 8/02/2014

Jeudi et vendredi dernier, le mixage du son de l'installation a eu lieu avec Luc Boudrias aux studios de Vision Globale à Montréal. Ce furent deux journées absolument passionnantes. C'est un mixage qui, à l'image du montage sonore lui-même, présentait des difficultés singulières. Nous n'avions évidemment pas le choix de mixer les quatre bandes une par une mais ce faisant, à cause de la structure même de l'installation, nous ne pouvions pas entendre l'intégralité de ce qui allait se présenter aux oreilles des spectateurs. Jamais les bandes ne seront entendues séparément, une par une, il s'agira toujours de l'addition de quatre bandes différentes qui en plus seront dans une relation toujours différente. En réalité, il faudrait 1120 années pour que les quatre boucles retrouvent leur état initial. Entretemps, la combinaison des sons sera constamment différente et en constante transformation.

Read more

Thursday 6 February 2014

Berlin - le passage du temps / 6/02/2014

Pourquoi Berlin? D'une certaine façon, la question ne se pose pas car toute les villes et tous les lieux sont potentiellement qualifiés pour des tournages «Lieux et monuments». Mais tout de même, il y a une histoire et des circonstances derrière le fait que j'ai fait tous ces tournages à Berlin. Il faut dire que cette ville m'attirait particulièrement et me semblait un endroit rêvé pour la série «Lieux et monuments», principalement à cause de sa densité historique tout à fait singulière. En effet sur une durée relativement courte, disons depuis la République de Weimar, il y a eu un enchaînement particulièrement dense de bouleversements politique entrainant chaque fois son lot de destruction et de reconstruction : la venue au pouvoir du national-socialisme, la deuxième guerre mondiale, la division entre Berlin-Est et Berlin-Ouest, le blocus de Berlin-Ouest et el pont aérien, le mur de Berlin et finalement la réunification. Mais il ne me suffit pas d'avoir de si bonnes raisons de tourner pour que ça fonctionne. En 2012, je suis allé à Berlin pour une première fois et je n'ai rien trouvé à tourner qui corresponde à l'esprit diagonal de «Lieux et monuments». Tout ce qui avait trait à cette histoire pourtant intéressante me semblait d'emblée stéréotypé. Je n'allais tout de même pas filmer le défilé des touristes à Check Point Charlie et à la Porte de Brandebourg. La suite s'est jouée à Vienne et à Lisbonne.

Read more

Tuesday 4 February 2014

Berlin - le passage du temps / 04/02/2014

Pourquoi moi, cinéaste, je décide de faire une installation vidéo (pour la deuxième fois). La première réponse est la même que ce qui m'a amené, il y a bientôt 25 ans, à commencer à faire des performances d'animation en direct. C'est une raison très pragmatique qui a à voir avec ma profonde insatisfaction quant à la diffusion de mes films. Je fais des objets qui ne trouvent pas le chemin qui prennent «normalement» les films, dans les salles de cinéma ou à la télévision. Ce sont des courts métrages, pas tout à fait des films d'animation, pas tout à fait des films expérimentaux, pas tout à fait des documentaires. Ils ne correspondent à aucun réseau. Je ne peux pas m'en plaindre car c'est bien délibérément que je fais les films que je fais. Alors toute piste qui me permet de trouver des publics et de montrer mon travail de façon singulière est bienvenue même si cela m'éloigne du dispositif du cinéma (tel que défini par Raymond Bellour) et me place dans une situation encore plus singulière, peut-être encore plus isolée.

Read more

Friday 17 January 2014

Berlin - Le passage du temps / 17/01/2014

Dans sa conception même, l'installation ocille entre une construction générale diffuse et flottante, sans début ni fin, qui s'accomode assez bien du passage de durée variable d'un visiteur plus ou moins attentif et des petits blocs où une altération «dramatique» du temps et de l'espace a lieu qui fait qu'il y a un avant et un après. Pour en percevoir le sens, il faut donc préférablement les voir au complet, du début à la fin. La construction générale permet une déambulation dont la durée n'a pas beaucoup d'importance, la présence des petits blocs «dramatiques» exige l'arrèt devant les court «film» pendant une durée déterminée (entre 3 et 5 minutes selon les segments) ce qui reproduit d'une certaine façon la situation d'un spectateur de cinéma qui doit s'immobiliser pour une durée définie devant un seul écran (selon les remarques de Raymond Bellour sur la spécificitée du dispositif «cinéma»). Il y a donc dans cette oeuvre une tension entre «cinéma» et installation, une solliscitation cinématographique au sein d'une installation (qui correspond à un type de déambulation spécifique, à savoir s'approcher d'un écran ou de l'autre pour un moment d'arrêt.

Read more

Tuesday 14 January 2014

Berlin - Le passage du temps / 14/01/2014

Il y a donc une double articulation des divers éléments dans l'installation. Il y a d'abord ce qui fait que les quatre écrans puissent former un tout et soient tenus ensemble par une forme qui repose sur les liens thématiques entre les écrans (par exemple le fait que des échos d'un des segments principaux apparaissent sur un autre écran) ou encore sur le fait que certains caratères relient des segments nettement différent par ailleurs (par exemple les thèmes des clotures en fil de fer, des gravats, des containers, des grues ou des bicyclettes), ou finalement, de façon plus formelle, sur des liens dynamiques fondés sur l'apparition de points d'intensité qui se répondent d'un écran à l'autre (par exemple, tout ce qui évoque le tournage de la ville à partir des trains aériens).

Read more

Sunday 12 January 2014

Berlin - Le passage du temps / 12/01/2014

Texte écrit pour le catalogue du Festival international du film sur l'art pour présenter l'installation, le programme de film «Lieux et monuments» et la mise en ligne de la version web de l'installation :

Un monument apparaît pour la première fois dans un de mes films : La Statue de Giordano Bruno (2005). Avec Herqueville (2007), je fais une première tentative d’animation minimaliste qui caractérisera toute la suite. Praha-Florenc (2009) inaugure la série Lieux et monuments. Suivent Place Carnot – Lyon (2011) et Rivière au tonnerre (2011). En 2012, je reçois la bourse de carrière du Conseil des arts et des lettres du Québec, étalée sur deux ans, pour poursuivre ce projet. J’entreprends une longue suite de tournages, dont résultent John Cage – Halberstadt (2013) et l’installation vidéo Berlin – Le passage du temps qui clôt cette période et me permet de poser un jalon provisoire.

Read more

Saturday 11 January 2014

Berlin - Le passage du temps / 11/01/2014

Je me pose continuellement ces jours-ci le problème de savoir combien de temps des visiteurs pourront rester devant l’installation et de quelle façon ils vont la regarder. Je vois bien que je ne suis plus bon juge pour certains aspects. Les visionnements hebdomadaires que je fais sur quatre écrans me sont encore très utiles pour juger de la composition d’ensemble et ils sont essentiels pour travailler sur l’équilibre sonore et sur le volume minimum auquel l’installation garde encore son sens. Mais en ce qui concerne la sollicitation à aller regarder un écran ou l’autre en particulier, je suis totalement démuni. Je connais trop bien chaque segment pour ressentir cette invitation à m’approcher. Lorsque l’installation sera en place à Paris et à Montréal, je vais donc devoir passer du temps à observer incognito le comportement des visiteurs, leur déambulation et combien de temps ils passent devant l’installation.

Read more

Tuesday 7 January 2014

Berlin - Le passage du temps / 07/01/2014

L'installation est composée de 24 segments répartis sur 4 vidéo en boucle qui joue sur chacun des quatre écrans. Les boucles sont de longueurs inégales (12:44, 10:07. 9:38 ET 8:00) et les segments dont sont composées chaque boucle sont également de longueur et d'importance très variables. Il y a 7 segments majeurs (dont les longueurs varies de trois à cinq minutes) qui sont le chantier du nouveau Stadtschloss, l'aéroport fermé de Tempelhof, 3 segments du mur sur Rudolfstrasse, un segment du mur à Postdamplatz, Bertolt-Brecht-Platz, Walter-Benjamin-Platz et la station S-Bahn de Warshauerstrasse. Il y a 4 segments de longueur intermédiaire de plus ou moins 2 minutes qui sont un plan des grues du chantier du Stadtschloss, une accordéoniste de rue de la station Friedrichstrasse, des nouveaux mariés à Brandenburger Tor, nouvelle construction et squat sur le bord de la Spree, tourné du S-Bahn. Il y a finalement un grand nombre de segments courts (moins de une minute) dont des tournages de la ville à partir des trains, des bateaux de touristes sur la Spree, et divers rappels des segments majeurs.

Read more

Monday 6 January 2014

Berlin - le passage du temps / 05/01/2014

L'installation «Seule la main...» fut montrée dans une très grande salle et avait un caratère nettement monumental. Étant donné le nombre d'écrans répartis sur trois murs. il aurait été difficile d'imaginer de la montrer dans un espace restreint, ce qui constituait un autre obstacle à sa diffusion plus large. Il est pensable de présenter Berlin avec quatre projections de grans format. L'effet serait certainement impressionnant, mais ce n'est pas ma solution préférée. Je privilégie une mise en espace plus intime avec quatre écrans plats placés côte à côte sur une ligne horizontale. Ce n'est pas une disposition très originale mais elle offre quelques caractéristiques essentielles. Du fait qu'il s'agit d'écrans plats d'une dimension qui ne doit pas être excessive (à la cinémath;que québécoise j'utilise quatre écrans de 32 pouces), cela permet au visiteur de s'approcher des écrans pour concentrer son attention sur certains des segments dont est composée l'installation, tout en n'étant jamais qu'à quelques pas d'une position de recul qui permette de contempler l'ensemble des quatre écrans. Autre aspect, comme chaque écran diffuse sa propre trame sonore, la circulation d'un écran à l'autre produit un mix naturel entre les sons émis par chaque écran. Donc une telle disposition permet de passer rapidement d'une posture où les rapports entre les images qui apparaissant sur les différents écrans dominent, à une autre posture où l'observation sur l'un ou l'autre écran de segments précis (qui prennent alors valeur de petits films distincts qu'ils sont presque) occupe toute l'attention du spectateur, elle entraine également une variation constante du volume relatif des quatre trames sonores.

Read more

Friday 3 January 2014

Berlin - Le passage du temps / 03/01/2014

Après l'expérience de la présentation de l'installation Seule la main..., en 2009, quelques conclusions impératives s'imposaient à moi pour une future installation : 1- simplicité technique, c'est à dire que j'allais éviter de devoir synchroniser les différentes sources; 2- une conception de la structure de l'oeuvre qui tienne compte du fait, qu'au delà de tout controle, les visiteurs arrivent et repartent quand ils veulent, donc une installation qui n'aie ni début ni fin et dont on puisse saisir l'idée à partir d'un temps très réduit; 3- une grande maléabilité sur le plan du déploiement spatial, donc une installation qui puisse s'accomoder tant de projections à grande échelle à caractère immersif dans un volume important qu'une présentation très compacte sur écrans plats à laquelle un pan de mur de moins de trois mètres puisse suffire.

Read more

Thursday 2 January 2014

«Berlin - Le passage du temps» - 02/01/2014

«Seule la main...» fut une installation vidéo issue d'une série de performances qui consistaient à animer en direct un court texte «Seule la main qui efface peut écrire la vérité» (faussement attribué à Maitre Ekhardt, il semble) en autant de langues différentes que possible, présentées ou bien devant des locuteurs de chacune des langues, ou bien dans des lieux qui avaient à voir avec ces langues. Il y a eu au total une vingtaine de performances en autant de langues différentes un peu partout dans le monde. La dernière fut en langue arabe à Beyrouth, le 7 mai 2011. Elle fut consciemment la «dermière» car c'était lors d'une performance en français à Beyrouth devant les étudiants de l'université St-Joseph, le 29 mars 2007, que l'idée d'en faire un projet multilingue s'était imposée. Ce qui impliquait de devoir la faire un jour à Beyrouth en langue arabe pour clore l'expérience. L'idée d'en faire une installation vidéo a commencé à s'imposer lorsque je me suis mis à faire des performances à trois écrans, la nouvelle langue fait en direct étant accompagnée de chaque côté de la projection des captations de deux performances déjà faites. C'était déjà un mixte entre performance et installation.

Read more

Wednesday 1 January 2014

Berlin - Le passage du temps / 01/01/2014

Tout en travaillant à la phase finale de mon installation vidéo Berlin - Le passage du temps, je suis en train de lire le livre de Raymond Bellour, La querelle des dispositifs, qui traite précisément de l'écart entre installation et cinéma et qui vise à définir une spécificité irréductible du cinéma. Cette lecture m'est très utile tant par son propos fondamental sur la différence entre le dispositif du cinéma (salle obscure et immobilisation du corps du spectateur) et les différents dispositifs d'installation ou d'exposition d'images en mouvement que par l'imposant répertoire d'installations qui sont décrites et commentées dans le livre. Je dois bien admettre mon manque de connaissance en ce domaine que, je m'en rend compte, j'aborde assez naïvement sans avoir vu beaucoup d'oeuvres. Je ne sais vraiment pas comment mon installation apparaîtra dans le monde multiforme de l'installation vidéo.

Read more

Tuesday 31 December 2013

Berlin - Le passage du temps / 31-12-21013

Lieux et monuments, passé et présent, passants anonymes et fantômes de l’histoire se mêlent et se font écho dans l’installation vidéo Berlin – Le passage du temps qui se déploie sur quatre écrans placés horizontalement. Quatre bandes vidéo inégales jouent en boucle et sont en constant glissement les unes par rapport aux autres, de sorte à créer une mise en relation toujours renouvelée de ces vues et de ces sons de Berlin.

Read more

Sunday 15 January 2012

Tropismes

Il y quelques jours, je suis arrivé au no 100 de ma série de dessins Tropismes dédiée à la mémoire de l’écrivaine française Nathalie Sarraute. C’était un objectif que d’en faire une série aussi longue, avec l’intention après le centième dessin de passer à un format de feuille plus grand. Toute cette série (ainsi que la plupart des séries précédentes - Mouches, Silence, Nuit, Petits dessins…) a été faites sur des feuilles 22.9 x 30.5 cm. J’envisage maintenant de continuer sur des feuilles 27.9 x 35.5 pour assez rapidement passer à un format cm 45.7 x 61 cm.

J’ai déjà mentionné que la série Tropismes va mener à une performance du même titre. Je me suis en effet engagé à la présenter en juin prochain à Montréal avec la clarinettiste Lori Freedman et à Guimarães au Portugal avec le harpiste Eduardo Raon, deux musiciens qui ont été associés à la performance «49 flies». Mais ce qu’il y a de particulier en ce moment, c’est que mon activité de dessin («dessin» au sens le plus large, car ce que je fais est de plus en plus «painterly» comme on dit en anglais) prenne une place vraiment indépendante par rapport à mes autres activités de cinéma et de performance et qu’elle se poursuive pour elle-même en ses propres termes, ce qui ne m’était jamais arrivé.

Read more

Friday 9 December 2011

Fin de l’année 2011.

La deuxième moitié de l’année a été pleine de rebondissements et de situations inattendues Côté production, plusieurs projets sont arrivés à terme (ce n’est pas de ce côté, qu’il y a eu de l’inattendu).

La performance «49 Flies» atteint une sorte d’accomplissement avec la présentation en octobre, au Festival du Nouveau Cinéma, d’une version où Lori Freedman a joué de la clarinette basse accompagnée d’une trame sonore incluant les mouches, Stefan Smulovitz au violon alto, Mazen Kerbaj à la trompette, Massimo Ceccarelli à la contrebasse et Eduardo Raon à la harpe, tous quatre enregistrés séparément à Vancouver, Beyrouth, Rome et Ljubljana au cours de quatre performances différentes. Il y avait un public nombreux (et jeune) et ça a été un vrai succès. Cela pourrait avoir mis un point final à ce projet car finalement j’aurai joué avec Lori dans un contexte intéressant (Lori est la première à qui j’ai proposé de jouer avec les mouches et nous avions fait une répétition dès l’automne 2010, je me devais de jouer avec elle en public au moins une fois) et le processus d’accumulation de pistes avec des instrumentistes différents est arrivé à un aboutissement avec cette prestation. Mais il y aura des prolongements, je présenterai «49 Flies» en solo (sauf avis contraire) à Lisbonne au festival d’animation Monstra, au mois de mars, et peut-être à Bologne en juin. Et il reste aussi à évaluer la façon de concevoir une version film.

Read more

Wednesday 1 June 2011

Tournée européenne – 2

1er juin. Dernier jour à Vienne, dernier jour d’un voyage extrêmement stimulant où tout à bien été. Demain je rentre à la maison.

Le tout s’est terminé en grandeur avec le bon succès de la performance avec Andrea Martignoni lundi soir. La superbe église Stadtkirche était pleine à craquer. Il semblait que, suite à la présentation solo fort appréciée de «49 Flies» à l’Académie des Beaux-Arts jeudi dernier, c’était la chose à voir ce soir là. Le climat était survolté. Ce fut une sorte de triomphe avec une ovation de 2 minutes (inutile de dire que cela ne m’est pas arrivé si souvent). Le lendemain, tout le monde ne parlait que de ça. Très réconfortant pour l’artiste.

Read more

Tuesday 10 May 2011

Tournée européenne – 1

Après une semaine au Liban, je suis maintenant à Paris. Samedi dernier j’ai présenté «Seule la main…» en arabe et «49 Flies» en duo avec le dessinateur trompettiste Mazen Kerbash. La soirée a été entaché par le fait que mon ordi a déconné juste avant la performance et que j’ai dû tout redémarrer et refaire les réglages, ce qui a retardé la présentation d’une bonne demi-heure. Cela m’a évidemment mis dans un grand état de stress et comme il était tard, une partie des spectateurs est partie après la première pièce. Mais malgré ce pépin, la présentation a bien été. J’ai réussi à retrouver mon calme et Mazen a été formidable avec les mouches de «49 Flies». Une fois de plus cela m’a confirmé que c’était une bonne idée d’inviter, quand c’est possible, des instrumentistes pour improviser avec les mouches. Je vais voir la suite à Rome et à Ljubljana. L’idée d’un orchestre virtuel de tout ceux qui auront joué avec les mouches devient de plus en plus plausible.

Read more

Monday 18 April 2011

Le point, avril 2011.

Période de travail intense depuis la dernière entrée de blog qui date de plus de deux mois.

Premièrement, je me suis plongé dans le film, que j’avais d’abord appelé Géologie, fait à partir d’une série de mes dessins gris du printemps dernier et de l’image d’une paroi rocheuse tournée à Rivière-au-Tonnerre, sur la basse Côte nord, lorsque je préparais le travail pour le spectacle «Nitshisseniten e tshissenitamin» de Chloé Sainte-Marie. L’image de la paroi rocheuse a pris de plus en plus de place dans le projet que j’ai fini par titrer «Rivière au Tonnerre», avec comme sous-titre «fissures». J’ai également décidé de l’intégrer dans la série «Lieux et monuments» en lui donnant le no 4. Ceci peut paraître étrange car pour l’instant, il n’existe qu’un no 1, «Praha-Florenc». J’ai procédé ainsi car je veux donner à la série «Lieux et monuments» l’ampleur la plus large et pouvoir aller jusqu’à y inclure des travaux à partir de lieux naturels.

Read more

Friday 11 February 2011

Place Carnot, Lyon

Lyon, 6 février 2011. - La semaine dernière à Lyon, tournage sur la place Carnot près de la Gare Perrache en prévision d’une autre capsule «Lieux et monuments». En venant à Lyon, je pensais plutôt tourner à la gare Saint-Paul que j’avais vue il y a une dizaine d’année lors d’un court séjour dans cette ville. J’avais le souvenir d’un lieu délabré et abandonné, survivance d’une époque révolue, qui en conséquence semblait convenir à mon projet. Je suis allé me promener de ce côté mardi dernier et j’ai été déçu. Ou bien j’étais trompé par une mémoire défaillante, ou bien le lieu avait changé….bref je trouvais quelque chose d’assez ordinaire sans le potentiel évocateur que je recherche. J’ai même pensé que ce n’était pas la bonne gare et j’ai arpenté en vain les rues du vieux Lyon en descendant jusqu’à Perrache à la recherche de cette image du passé. C’est ainsi que je suis arrivé par hasard sur la place Carnot.

Read more

Thursday 3 February 2011

Lyon, 3 février 2011.

Aujourd’hui, visite du Musée des Beaux-Arts de Lyon, visite décidée surtout pour voir les grandes fresques de Puvis de Chavannes dont j’ignorais qu’il était un peintre lyonnais. Mais finalement, j’ai visité le musée au complet, et c’est avec une réelle émotion que je suis allé des antiquités égyptiennes jusqu’aux œuvres du 20ième siècle, avec devant les yeux un condensé du parcours iconographique de l’humanité. On trouve la possibilité d’un tel parcours dans nombre de musées en Europe, qui n’est pas vraiment possible à Montréal étant donné la pauvreté de nos musées.

Read more