Spectacle de Chloé Sainte-Marie – 1

Je viens tout juste de terminer le travail de vidéo et d’animation pour le spectacle Nitshisseniten E Tshissenitamin (Je sais que tu sais) de Chloé Sainte-Marie, après plus d’un mois de travail intense (12 à 14 heures par jour). La première Montréalaise a eu lieu la semaine dernière au Théâtre du Gesu (deux représentations, mercredi et vendredi) et a reçu un accueil enthousiaste du public et de la critique. Mais hier je travaillais encore à modifier les DVD’s en vue de la première à Québec demain soir. Je suis content et épuisé de ce travail (ces jours-ci l’ombre de la grippe plane sur moi). Ce fut une aventure profondément intéressante, entre autres parce qu’elle s’est déroulée de façon aussi concentrée, ce qui dans l’absolu apparaissait comme un problème et qui n’a pas manqué de tout de même poser quelques problèmes. Mais tout est bien qui finit bien.

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Sommets de l’animation

8ième Sommets du cinéma d’animation à la Cinémathèque québécoise. Finalement, je me suis trouvé là tous les jours. Jeudi, ouverture des Sommets et vernissage de mon installation vidéo «Seule la main…» ; vendredi, mise en place de la soirée de performances et performances le soir ; samedi, lancement du coffret DVD de Jacques Drouin ; dimanche, projection de «11 in motion» et exposé de Claude Cloutier. De façon générale, il y avait une belle atmosphère de festival, agréablement survoltée, dont, j’imagine, on aura la nostalgie lorsque la manifestation aura grossie et, dans quelques années, sera devenue un «vrai festival». La programmation était vivante, très ouverte, imaginative, et pleine de surprise. Quant à moi, cela m’a un peu réconcilié avec le monde de l’animation. Il m’a semblé qu’il y a une nouvelle génération de créateur, une nouvelle abondance d’Éuvre, une nouvelle liberté qui dépasse ce qui m’irritait depuis des années dans cet univers que je jugeais trop fermé sur lui-même et où je n’imaginais pas avoir ma place, …où également la vulgarité occupait trop de place. Mon diagnostique sévère m’apparaît aujourd’hui un peu hors contexte. À valider.

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Performance avec Karl Lemieux le 4 décembre

Cet événement a pour moi une importance particulière du fait que Karl Lemieux fonde ses performances essentiellement sur le film 16mm. Il procède par manipulation en direct de film 16 mm dans une batterie de trois projecteurs projetant sur un même écran. Cela inclus des interventions peintes sur la pellicule, des méthodes de défilement non orthodoxe du film et des destructions de film par brûlure dans le faisceau lumineux. Il semble donc assez naturel de projeter de la gravure sur pellicule en direct en superposition avec les images de Karl sur le même écran.

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Triptyque, Exercices d’animation et gravure sur pellicule en direct

Le premier tour de piste est terminé pour Triptyque. Il a été projeté au Festival du nouveau cinéma de Montréal. J’ai eu la satisfaction de le voir projeté en HD, mais il y a eu très peu de spectateurs, 7 ou 8 la première fois et 16 la deuxième. C’est certainement décevant mais cela ne change pas grand chose au destin du film. Des amis proches l’ont vu, ce qui n’est pas rien mais je n’ai pas eu l’expérience du choc avec un public anonyme aucunement préparé à mon style de travail. J’aurais aimé voir comment la radicalité du film aurait été reçue. Mais ça sera pour une autre fois, peut-être aux Rendez-vous du cinéma québécois. Le film est maintenant distribué par Le Vidéographe et poursuivra son chemin.

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Paris-Perugia-Rome-Bologna

Du 16 septembre au 4 octobre, voyage à Paris, Perugia, Rome, Bologne et Meldola (Forli) pour une série de performances. Le workshop et la nouvelle création «Living Cinema» avec Bob, à Perugia est le centre du voyage. Des performances en solo, se sont ajoutées à Paris, Rome et Meldola. Elle sont importantes pour l’installation vidéo «Seule la main…» à la Cinémathèque québécoise pour laquelle j’ai maintenant besoin de douze versions en autant de langues différentes.

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Entrevue avec Moreno Barboni

Moreno Barboni est coordinateur des événements au Festival d’art contemporain de Perugia, Le Arti in Citta.

– Quelles sont les principales innovations de Home en rapport aux spectacles précédents de Living Cinema?

Je ne suis pas sûr qu’on puisse parler de Living Cinema en terme d’«innovation». Cela ne veut évidemment pas dire que nous fassions toujours la même chose mais il est certain que l’«innovation», au sens d’«innovation technique» que ce terme prend le plus souvent aujourd’hui, n’est pas notre motivation. Depuis le début de Living Cinema en 2001, notre support informatique a énormément évolué. Nous nous sommes situés dans la constellation Max-MSP-Jitter dès le départ. En fait, nous avons été parmi les premiers à utiliser Jitter en performance, longtemps avant qu’il ne soit disponible sur le marché. É cette époque, nous avons vraiment été associés de près à un processus d’innovation. Mais par la suite, il s’agissait surtout pour nous de mieux comprendre, au fil des performances, ce que nous cherchions à faire et d’ajuster notre dispositif en conséquence, ce qui impliquait bien sûr l’évolution de nos logiciels de spectacle mais pas seulement cela.

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Voyage à Mingan

Dimanche 9 août 2009

Arrivée à sept-Éles hier soir, après que les angoisses et les rebondissements autour de ma nouvelle caméra vidéo HD se soient apaisés. Je vais donc faire ce tournage à Mingan pour le spectacle de Chloé Sainte-Marie. Je passe les épisodes de l’achat de la caméra à toute vitesse par téléphone, des problèmes d’expédition, des erreurs quant au type de cartes mémoire qui ont fait qu’avant samedi matin je ne savais pas si j’avais en main une caméra fonctionnelle. Après plusieurs années d’hésitation, j’ai donc acheté la toute nouvelle JVC PRO HD (GY-HM100U) parce qu’elle est la plus légère, la plus compacte, parce qu’elle enregistre sur des cartes SDHC et parce qu’elle peut le faire dans le format QuickTime natif de Final Cut Pro. Au bout du compte, il ne semble pas que je me sois trompé.

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Photographies falsifiées

Ce matin un post de Talking Points Memo (07.08.09 — 6:31PM – The Grey Lady Can’t Catch a Break) au sujet d’un «scandale» photographique dans le NewYork Time m’a intrigué. Il s’agit d’un reportage photographique du photographe britannique d’origine portugaise Edgar Martins au sujet de projets immobiliers interrompus par la crise économique dans plusieurs régions des Etats-Unis. Les photographies ont été spécifiquement présentées comme «n’ayant pas été manipulées numériquement», ce qui en soi est un peu surprenant, alors qu’il s’est avéré que des manipulations importantes ont été faite avec le logiciel Photoshop.

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Exercices d’animation non-linéaire – 2

Nouveaux développements. Mon dispositif de performance a subi des transformations importantes. Premièrement, à San Francisco en avril, j’avais pris livraison des nouvelles pédales plus légères fabriqués par un étudiant de Bob. Ce qui facilitait le transport (légèreté) mais ne changeait pas vraiment le fonctionnement, sinon que j’ai gardé une de mes pédales antérieures (une unité de trois pédales) qui me sert maintenant à la capture des images, opération que je peux désormais totalement exécuter avec mes pieds pour trois des quatre «buffers», ce qui me laisse les deux mains libres pour dessiner et effacer. Deuxièmement, j’ai remplacé la manette de jeu Saitek que j’utilisais depuis trois ans par un iPod Touch. Beaucoup plus petit et plus léger, mais surtout plus maniable et avec une meilleure définition en ce qui concerne les gradateurs, comparés aux «joy sticks» de la manette. C’était une suggestion de Stefan qui s’est occupé de refaire les connections avec le panneau de contrôle qui jusque-là servait au Saytek P3900. C’est une vraie révolution, mon «patcher» n’a jamais été si près d’être comme un instrument de musique. En particulier, le contrôle direct de la vitesse des trois «playbacks» change complètement ma façon de l’utiliser.

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La ressemblance par contact

Depuis quelques temps, j’ai entrepris la lecture du nouveau livre de Georges Didi-Huberman, La ressemblance par contact. C’est un livre sur le moulage et toutes les formes de reproduction ou de production d’images à l’aide de technique de contact direct ou d’impression. C’est fort intéressant. Ce qui a le plus attiré mon attention, ce sont d’abord les commentaires sur la sculpture Judith et Holopherne de Donatello où des éléments moulés sur le vif sont associés à d’autres éléments sculptés à la main. Cela m’a fait penser à l’idée d’«expression instrumentale» développée par André Martin dont il disait qu’elle avait un histoire millénaire mais sans rien préciser de cette histoire. Ce que Didi-Huberman désigne comme «audace euristique» et «ouverture du champ technique», sa référence aux «chaînes opératoires», qu’il oppose à la notion toute intellectuelle du «disegno» chez Alberti, me semble pouvoir faire partie de cette histoire millénaire de l’expression instrumentale.

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