Photographies falsifiées

Ce matin un post de Talking Points Memo (07.08.09 — 6:31PM – The Grey Lady Can’t Catch a Break) au sujet d’un «scandale» photographique dans le NewYork Time m’a intrigué. Il s’agit d’un reportage photographique du photographe britannique d’origine portugaise Edgar Martins au sujet de projets immobiliers interrompus par la crise économique dans plusieurs régions des Etats-Unis. Les photographies ont été spécifiquement présentées comme «n’ayant pas été manipulées numériquement», ce qui en soi est un peu surprenant, alors qu’il s’est avéré que des manipulations importantes ont été faite avec le logiciel Photoshop.

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Exercices d’animation non-linéaire – 2

Nouveaux développements. Mon dispositif de performance a subi des transformations importantes. Premièrement, à San Francisco en avril, j’avais pris livraison des nouvelles pédales plus légères fabriqués par un étudiant de Bob. Ce qui facilitait le transport (légèreté) mais ne changeait pas vraiment le fonctionnement, sinon que j’ai gardé une de mes pédales antérieures (une unité de trois pédales) qui me sert maintenant à la capture des images, opération que je peux désormais totalement exécuter avec mes pieds pour trois des quatre «buffers», ce qui me laisse les deux mains libres pour dessiner et effacer. Deuxièmement, j’ai remplacé la manette de jeu Saitek que j’utilisais depuis trois ans par un iPod Touch. Beaucoup plus petit et plus léger, mais surtout plus maniable et avec une meilleure définition en ce qui concerne les gradateurs, comparés aux «joy sticks» de la manette. C’était une suggestion de Stefan qui s’est occupé de refaire les connections avec le panneau de contrôle qui jusque-là servait au Saytek P3900. C’est une vraie révolution, mon «patcher» n’a jamais été si près d’être comme un instrument de musique. En particulier, le contrôle direct de la vitesse des trois «playbacks» change complètement ma façon de l’utiliser.

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La ressemblance par contact

Depuis quelques temps, j’ai entrepris la lecture du nouveau livre de Georges Didi-Huberman, La ressemblance par contact. C’est un livre sur le moulage et toutes les formes de reproduction ou de production d’images à l’aide de technique de contact direct ou d’impression. C’est fort intéressant. Ce qui a le plus attiré mon attention, ce sont d’abord les commentaires sur la sculpture Judith et Holopherne de Donatello où des éléments moulés sur le vif sont associés à d’autres éléments sculptés à la main. Cela m’a fait penser à l’idée d’«expression instrumentale» développée par André Martin dont il disait qu’elle avait un histoire millénaire mais sans rien préciser de cette histoire. Ce que Didi-Huberman désigne comme «audace euristique» et «ouverture du champ technique», sa référence aux «chaînes opératoires», qu’il oppose à la notion toute intellectuelle du «disegno» chez Alberti, me semble pouvoir faire partie de cette histoire millénaire de l’expression instrumentale.

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Exercices d’animation non linéaire

À la suite de mon récent texte sur «l’idée de l’animation», j’ai eu l’idée de faire des performances d’atelier à l’aide d’un dispositif d’animation assez radical qui en fait me ramène à l’origine même de mes performances informatisées, les cycles décalées. L’idée initiale consistait à établir un très petit «buffer» (j’ai essayé 24, 18 et 16 images), suffisamment petit pour que très rapidement il soit rempli d’images et que toutes les captations d’images subséquentes s’enregistrent en effaçant successivement les images inscrites les plus anciennes. Il en résulte que ce petit stock d’images est en constant et rapide renouvellement.

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Rencontre avec Pierre Juneau

Hier, j’ai rencontré Pierre Juneau au sujet de l’épisode canadien de la vie d’André Martin. Ce fut une rencontre très sympathique et très féconde. Voici la note que je viens d’envoyer à ce sujet à mon ami Hervé Joubert-Laurencin et à son étudiant au doctorat Nicolas Thys :

«J’ai eu une conversation de deux heures (à bâton rompu) avec Pierre Juneau hier après-midi. Il était très enthousiaste de pouvoir contribuer à une recherche sur André Martin qui a été un ami proche pour lui et pour qui il entretient toujours la plus grande admiration. La conversation a été enregistrée.
Le premier fait important de tout cela est qu’André Martin est venu au Canada la première fois en 1961 pour une rencontre internationale de cinéastes organisée par le Festival international du film de Montréal (auquel Pierre Juneau, alors directeur de production à l’ONF, était lié). Pierre Juneau connaissait ses articles des Cahiers sur McLaren qui l’avaient étonné et c’est sur la forte suggestion de Claude Jutras qu’il a invité Martin à cette rencontre. Ils sont devenus amis proches à cette occasion. Pierre Juneau m’a confirmé qu’à cette date André Martin était déjà intéressé par les travaux de Marshal MacLuhan et par toute la question de la télévision et de la mutation de ce qu’il appelait «les communications sociales». Avant cette conversation, la première mention que je connaissais de ces préoccupations dans les textes de Martin (l’article du Spécial animation de Cinéma 65 «Résumé des chapitres suivants» qui ne fait pas parti de l’édition de Clarens) datait donc de 1965. Éa faisait donc un bon moment que ces idées germaient en lui et que sa rupture avec le cours que prenait alors la nouvelle animation se préparait.

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Retour de San Francisco

Le but premier de ce voyage était d’assister à la conférence Max EXPO organisée par Cycling 74, autour des logiciels Max, MSP et Jitter. A priori, je me sentais un peu comme un étranger à cet événement, car bien que je sois un utilisateur de Max et Jitter depuis 2001, je ne suis nullement un programmateur Max. Malgré plusieurs tentatives, je ne me suis jamais rendu au bout de l’apprentissage de Max, en tout cas, jamais assez loin pour pouvoir programmer moi-même. Il y a la dedans une part de paresse car Bob était là pour programmer mon «patcher» et a toujours été assez disponible pour y introduire les changements que je souhaitais. Il y a un peu plus de deux ans, j’ai obtenu une bourse du CALQ (Conseil des arts et des lettres du Québec) avec laquelle j’ai pu payer Andrew Benson de Cycling 74 pour écrire du code en Java Script et transférer le traitement des images du cpu à la carte graphique, ce qui m’a permis de travailler en direct à 640 pixels par 480 pixels alors qu’auparavant j’en étais réduit à 320 X 240. Mais je suis toujours resté incapable de faire ça moi-même. Je suis tout juste arrivé à connaître suffisamment le langage de programmation pour pouvoir demander des choses «faisables» à ceux qui programmaient pour moi.

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Visite à UC Davis

«Seule la main…» en langue paiute à UC Davis

San Francisco. Hier j’ai passé la journée à l’Université de Californie à Davis où Bob enseigne. Journée très chargée. Trois présentations différentes devant trois classes, une première à commenter mes films, une deuxième dans un cours sur les parallèles entre science et art à présenter la vie et l’Éuvre de René Jodoin, et une troisième, plus technique, à présenter et expliquer le patcher Max/Jitter que j’utilise en spectacle. Ensuite dans la soirée, une performance solo «Seule la mainÉ�» présentée cette fois en «paiute», une langue amérindienne du Nevada. Ma phrase a cette fois été traduite par un professeur du département d’étude amérindienne de UC Davis.

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Décès d’Henri Meschonnic

Hier j’ai reçu un mail bien triste de mon ami Hervé. Il me faisait suivre un communiqué du président de l’Université Paris Vlll:

«Nous avons la tristesse de vous faire part du décès, ce matin, d’Henri Meschonnic. Universitaire de renommée internationale, théoricien du langage et de la littérature, traducteur, poète, il était entré au Centre universitaire expérimental de Vincennes en 1969 et avait participé à sa fondation. Il poursuivit une brillante carrière à l’Université Paris 8 dont il avait été vice-président du Conseil scientifique de 1989 à 1993 et directeur de l’Ecole doctorale « Disciplines du sens » (actuellement « Pratiques et théories du sens »), qu’il avait fondée en 1990.
L’ensemble de notre communauté lui rend hommage et exprime à ses proches toute sa sympathie.
L’inhumation aura lieu mardi 14 avril à 15 heures au Père Lachaise.»

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à Halifax

Je suis arrivé à Halifax hier midi. Bob arrive ce soir, nous présentons Special Forces demain soir dans le cadre du Halifax Independent Filmakers Festival. Nous sommes ici grâce à Solomon Nagler, cinéaste expérimental de Winnipeg, que j’avais connu au conseil des arts du Manitoba où j’avais siègé il y a quelques années. Il enseigne maintenant à NSCAD (Nova Scotia College of Art and Design University). Arrivée très sympathique, tout a ètè très sympathique en fait. Hier soir, projection d’un programme de films de danse intéressants, puis d’un programme de films d’animation qui, pour une fois, n’étaient pas incipides. J’ai regardé avec inrérêt jusqu’au bout.

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Duplicity

Vu hier soir : Duplicity de Tony Gilroy avec Julia Roberts et Clide Owen. Il s’agit d’une histoire alambiquée d’espionnage industriel qui ne tient pas suffisamment par elle-même pour s’éviter une séquence finale qui donne la clef de ce qui s’est vraiment passé. Le film, assez amusant malgré tout, vaut surtout pour la performance des deux comédiens principaux qui est impressionnante. Mais ce dont je veux parler ici, c’est d’un aspect très secondaire du film.

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