Mais pour l'instant, le moment qui ressort, c'est d'avoir rencontré Rodrigue Jean pour le lunch hier, que je ne connaissais pas personnellement. En attendant Sol, on a pris un café ensemble et la conversation a tourné autour de son documentaire sur la prostitution masculine (Hommes à louer) qui est dans une situation litigieuse avec l'ONF et Radio-Canada. Le film est bloqué. Toujours est-t-il qu'il s'est mis à m'expliquer l'importance de la pensée de Giogio Agamben pour lui même en général et pour son film en particulier. Agamben est très connu, mais dans le milieu du cinéma à Montréal, c'est assez improbable de trouver un lecteur d'Agamben et encore plus un cinéaste qui a repris le montage de son film après avoir lu les thèses d'Agamben sur la profanation. Étant moi-mème un lecteur très assidu d'Agamben, on a tout de suite sympathisé. Il semble qu'il sera possible que je visionne Hommes à louer pour voir de plus près comment Agamben peut influencer un montage. À suivre.